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Amaya


Je m’appelle Amaya, et si je devais résumer mon parcours, je dirais qu’il a toujours été guidé par le besoin de donner du sens à ce que je faisais.
C’est ce qui m’a menée, après le bac, à Paris, à l’école Estienne, pour étudier l’édition. Là-bas, j’ai appris à créer des livres : à choisir un format, une typographie, un papier. À penser un objet dans ses moindres détails pour qu’il serve une idée, une histoire, une voix, qu’il procure des émotions, qu’il ouvre des possibles. Ensuite, j’ai travaillé dans la presse et l’édition spécialisées. C’était une période très formatrice. Intense aussi.
Quand je suis tombée enceinte de notre troisième enfant, nous avons décidé avec mon mari de quitter Paris pour retourner vivre dans le Sud. Puis est arrivé notre quatrième enfant. C’est à cette période que j’ai commencé à travailler pour des agences de communication institutionnelle, engagées à gauche, auprès des mairies, des collectivités territoriales, des ministères. Un univers très différent de l’édition, mais qui avait lui aussi un sens fort : celui de porter des projets publics, des engagements collectifs.
Mais après ces dix années, une fois que mes enfants ont grandi, une question a commencé à me trotter dans la tête : et maintenant ? Quelle place ai-je envie de prendre dans ma vie professionnelle ? Est-ce que ce que je fais encore chaque jour a du sens pour moi ?
Une amie m’a alors conseillé de faire un bilan de compétences. J’étais plutôt sceptique. Pour être honnête, j’avais en tête l’image d’un exercice un peu administratif, qui vous dit ce que vous savez faire, et comment le réutiliser dans un autre emploi. Et puis, les retours que j’avais entendus autour de moi n’étaient pas très enthousiastes : souvent, les gens en ressortaient avec une fiche de synthèse et pas grand-chose de plus. Mais cette amie m’a parlé de François LAMY. Elle m’a dit : « Va le rencontrer, c’est différent. » Et effectivement, dès notre premier échange, j’ai senti que ce bilan serait autre chose qu’une simple mise à plat de compétences.
Ce que j’ai entrepris avec lui, c’était un cheminement beaucoup plus profond. Un travail sur qui j’étais, à la fois dans le cadre professionnel et personnel. Sur ce qui me faisait vibrer, sur mes valeurs, mes engagements, sur les sujets qui me tenaient vraiment à cœur. Ce n’était pas une découverte, au fond, mais plutôt une mise en lumière. Le fait de poser des mots clairs sur ce que je ressentais depuis longtemps. Ce travail m’a permis de comprendre non pas ce que je « savais faire », mais ce que je « voulais faire ». Ce que j’avais envie de transmettre, de défendre, de construire. Et une fois cette clarté trouvée, la direction s’est imposée d’elle-même.
Mais évidemment, il fallait confronter cette idée à la réalité. J’en ai parlé à mes proches — à mes enfants aussi, bien sûr, parce qu’ils étaient au cœur de cette réflexion. J’ai ensuite rencontré des professionnels, échangé, posé des questions, testé mes intuitions… Et quelques mois plus tard, je créais les éditions Athizes, une maison d’édition jeunesse, humaniste et engagée.
Aujourd’hui Athizes a trois ans. Trois ans, c’est encore petit… mais elle commence a déjà bien faire entendre sa voix ! Cette maison d’édition est profondément nourrie par les questionnements et les indignations des enfants ; leurs « Ce n’est pas juste ! » et leurs « Pourquoi pas ? » — ces phrases qui désarment parfois les adultes, mais qui, pour moi, sont des moteurs puissants. Elle est aussi nourrie de mes propres enfants, de leurs amis, de tous ces jeunes qui grandissent dans un monde complexe mais qui ne baissent pas les bras.
Chez Athizes, nous proposons aux enfants de 5 à 11 ans des récits inspirants : des histoires d’enfants de leur âge qui ont décidé d’agir, de défendre leurs droits et ceux des autres. Des livres qui leur montrent qu’ils ont une voix. Et que cette voix compte. Nous essayons aussi de transmettre quelque chose d’essentiel : la joie et l’espoir d’un monde plus juste. Parce que parler des droits, des luttes et des injustices, ce n’est pas parler de choses tristes. C’est aussi parler de courage, de solidarité, de confiance dans l’avenir.
Créer Athizes, ce n’est pas seulement avoir changé de métier. C’est avoir donné une nouvelle direction à ma vie. Une direction où le sens n’est plus une option, mais un cap , un pic, que dis-je une une Trèfle aventure !
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