Depuis 2020, les entreprises peuvent abonder le Compte Personnel de Formation (CPF) de leurs salariés, en y versant une dotation volontaire pour co-financer une formation ou un bilan de compétences. Ce dispositif, appelé CPF co-construit, reste pourtant très peu mobilisé : selon le Céreq, seules 2,3 % des entreprises de plus de 10 salariés y ont eu recours entre 2020 et 2023.
Et pourtant, il représente une formidable opportunité pour les entreprises et les salariés de co-construire des parcours choisis, alignés à la fois sur les besoins individuels et sur la stratégie de l’entreprise.
Le bilan de compétences : un outil souvent sous-estimé, parfois redouté
Et si l’on commençait par dédramatiser le bilan de compétences pour lui redonner un sens ? Faisons donc l’avocat du diable.
Les risques du bilan de compétences côté employeur
Le bilan de compétences est parfois perçu comme un risque : “Et si le salarié décidait de partir ?”. “Pourquoi financer une porte de sortie ?”. Mais il peut devenir tout l’inverse : un outil de fidélisation, de motivation et de Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT). Offrir un espace de réflexion à ses collaborateurs, c’est leur permettre de prendre du recul, de retrouver du sens et de mieux se projeter – souvent au sein même de l’entreprise. Une infime partie des bilans de compétences finit en effet par des reconversions ou même des mobilités externes. Dans la plupart des cas, les bénéficiaires, forts de cette prise de recul et de cette exploration bienfaisante, re-choisisent, avec davantage de conviction et d’implication, leur métier,.
Les précautions du côté salarié
Le bilan est souvent réalisé dans la confidentialité, par peur d’inquiéter la hiérarchie.
Mais lorsqu’il est soutenu par l’entreprise, il devient une démarche de confiance mutuelle :
le salarié se sent reconnu et accompagné, sans renoncer à sa liberté de choix.
Chez Trèfle Aventure, nous observons que ces démarches, lorsqu’elles sont partagées, renforcent le lien entre salarié et entreprise, et ouvrent la voie à une culture du dialogue propice au développement individuel et collectif. Finalement le Bilan de compétences grâce à un financement co-construit devient une clef du bien-être et de la performance au travail
Pourquoi utiliser le CPF co-construit pour financer un bilan de compétences ?
Le CPF co-construit permet à l’entreprise de co-financer le bilan de compétences d’un salarié via un abondement sur son compte CPF. C’est une manière concrète de transformer la formation en projet partagé.
Les avantages du CPF co-construit pour l’entreprise
- Identifier et valoriser les potentiels internes : repérer les forces, talents et aspirations pour mieux les mettre en avant et les optimiser.
- Renforcer la QVCT : offrir une pause réflexive, prévenir le désengagement et les risques psychosociaux.
- Fidéliser durablement : investir dans la personne et son devenir, pas seulement dans la fonction et son utilité immédiate.
- Affirmer la marque employeur : une entreprise qui accompagne les parcours inspire confiance et attire les talents.
- Anticiper les mobilités : construire des trajectoires internes cohérentes et motivantes, avec une vision prospective, indispensable dans un contexte de changements constants (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences, Plan de développement des compétences…).
Les avantages du CPF co-construit pour le salarié
- Faire le point sur son parcours et retrouver du sens dans son activité.
- Clarifier ses ambitions et son projet professionnel (évolution, mobilité, reconversion).
- Gagner en confiance et en assertivité grâce à un accompagnement structuré.
- Être acteur et non plus “victime” de son développement professionnel, avec le soutien de son entreprise.
En somme, le CPF co-construit pour la mise en oeuvre d’un bilan de compétences crée une dynamique gagnant-gagnant : il développe la lucidité, la confiance et la fidélité mutuelle.
Le bilan de compétences co-construit : un levier de QVCT, de management et de marque employeur
Au-delà du financement, le CPF co-construit traduit une philosophie du management moderne : celle qui place la confiance, la transparence et la responsabilité partagée au cœur de la relation de travail.
Un levier pour la QVCT (Qualité de vie et des Conditions de Travail)
Offrir un espace de réflexion personnelle réduit le stress et améliore la satisfaction professionnelle.Les salariés accompagnés se sentent reconnus et soutenus.
Un levier pour le management
Le bilan de compétences aide à mieux comprendre les motivations profondes des collaborateurs.Il devient un support précieux lors des entretiens de carrière.
Pour la marque employeur
Valoriser les bilans de compétences co-financés, c’est affirmer une culture d’entreprise bienveillante et visionnaire.
C’est aussi un message fort pour les candidats : “Ici, on investit dans les personnes.”
Comment mettre en place le CPF co-construit pour un bilan de compétences ?
Informer et rassurer au bon moment
Proposer un bilan de compétences peut sembler particulièrement opportun à certains moments clefs :
- réorganisations, transitions de poste, montées en responsabilité,
- projets d’évolution interne,
- périodes de questionnement.
Lors des entretiens professionnels, les RH peuvent présenter le dispositif de CPF co-construit. Il est essentiel d’expliquer que le bilan est confidentiel, que ses résultats appartiennent au salarié, et qu’il s’inscrit dans une démarche de confiance et de développement, non de rupture.
Choisir le bon organisme
L’entreprise peut demander à son collaborateur de faire la démarche d’aller rencontrer plusieurs organismes, afin d’obtenir 2 ou 3 devis, mais surtout de trouver celui qui correspondra le mieux à ses attentes, en termes d’approche et de méthodologie. On sait trop combien le “feeling” très subjectif ressenti avec le consultant sera une des clefs de réussite de l’accompagnement. Choisir un organisme certifié QUALIOPI, permettra de s’assurer du respect des standards de qualité.
Co-financer la démarche
Le salarié mobilise son CPF, et l’entreprise peut verser un abondement complémentaire via la plateforme Mon Compte Formation / EDEF.
Cette contribution permet de lever les freins financiers et de faciliter l’accès à un accompagnement complet et de qualité.
Valoriser la suite du parcours
Le bilan de compétences est une étape, pas une fin. Après la phase de réflexion, l’entreprise peut :
- proposer une formation complémentaire,
- faciliter une mobilité interne,
- ou co-construire un plan de développement personnalisé.
Ainsi, le bilan devient un tremplin vers l’action, bénéfique à la fois pour la personne et pour l’organisation.
Quand le CPF devient un levier RH et un outil stratégique
Et si vous transformiez le bilan de compétences en levier d’engagement en co-construisant le développement des compétences au service du sens et de la performance.
Le CPF co-construit appliqué au bilan de compétences est bien plus qu’une modalité de financement : c’est un outil de développement humain et stratégique.
✅ Pour l’entreprise : fidélisation, QVCT, anticipation des compétences.
✅ Pour le salarié : clarté, confiance et projection dans son parcours.
✅ Pour les deux : une relation plus sincère, plus mature, et tournée vers l’avenir.
Chez Trèfle Aventure, nous accompagnons les entreprises et les collaborateurs dans la co-construction de leurs parcours professionnels. Nous croyons que le développement des compétences commence par la reconnexion à soi, à ses valeurs et à son environnement.
Le CPF co-construit est une passerelle entre performance et bien-être, entre l’individu et le collectif, entre aujourd’hui et demain.
L’équipe Trèfle Aventure
FAQ : Tout savoir sur le bilan de compétences co financé par votre entreprise
Comment fonctionne le CPF co-construit ?
Le CPF co-construit repose sur un co-financement entre le salarié et l’entreprise.
Le salarié mobilise son Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer tout ou partie de sa formation, tandis que l’entreprise peut abonder son compte directement via la plateforme Mon Compte Formation / EDEF.
L’objectif : faciliter l’accès à des formations ou bilans de compétences qui profitent à la fois au salarié et à la stratégie de l’entreprise.
Qui peut bénéficier d’un CPF co-construit ?
Tout salarié disposant d’un CPF peut bénéficier d’un dispositif co-construit, à l’initiative de l’entreprise ou du salarié lui-même.
Il s’adresse aussi bien aux collaborateurs souhaitant faire le point sur leur parcours, qu’à ceux qui envisagent une évolution ou une mobilité interne.
Certaines entreprises le proposent également dans le cadre de leur politique QVCT ou de fidélisation des talents.
Quelle est la différence entre CPF et CPF co-construit ?
Le CPF “classique” est un compte individuel : le salarié l’utilise en toute autonomie pour financer la formation de son choix.
Le CPF co-construit, lui, implique une collaboration avec l’employeur, qui peut co-financer la démarche et l’inscrire dans un projet partagé de développement des compétences.
C’est donc un CPF accompagné, plus stratégique et souvent mieux financé.
L’entreprise peut-elle imposer un CPF co-construit ?
Non. Le CPF co-construit reste une démarche volontaire : l’entreprise ne peut pas l’imposer à un salarié.
Le collaborateur garde la maîtrise de son compte CPF et le libre choix de sa formation.
En revanche, l’entreprise peut proposer, encourager ou co-financer le dispositif pour faciliter l’accès au bilan de compétences.
La clé du succès : une démarche de confiance et de dialogue, pas de contrainte.













